Nous étions heureux ces derniers temps : le prix du baril de pétrole ne cesse de chuter, ce qui veut dire, dans la théorie, que cette chute devrait se répercuter dans les mois à venir sur le prix à la pompe pour tous les consommateurs. L’Opep (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) ne l’entend pas ainsi, et va réduire sa production de pétrole pour pallier à ce manque à gagner.
L’OPEP a toujours fait la pluie et le beau temps sur le pétrole mondial. Elle regroupe comme pays exportateur le Qatar, l’Indonésie, la Libye, les Émirats Arabes Unis, l’Algérie, le Nigeria, l’Équateur, et l’Angola. Comme tout le monde, ces pays subissent également la crise financière. Mais leur pouvoir réside dans l’or noir.
Le prix du baril de pétrole est descendu hier, mardi 28 octobre, en dessous des 60 dollars (50 euros), alors qu’il y a encore quelques semaines il était rendu à plus de 110 euros !
On entend partout que cette dégringolade va forcément faire baisser le prix à la pompe pour nous autres consommateurs réunionnais otages de la SRPP. Mais cette baisse, si elle doit avoir lieu au mois de novembre (date à laquelle le prix fixé par la Préfecture est revu) ne sera que de courte durée. En effet, l’OPEP veut tout simplement réduire la production de pétrole afin que les prix cessent de chuter. On peut même sans trop de mal affirmer qu’ils aimeraient que le prix du baril remonte au même stade qu’il l’était il y a quatre mois. Parce que même à 110 euros le baril, on l’achète leur pétrole ! Alors pourquoi nous le vendrait-il moitié prix ?
C’est étonnant que des Organisations Mondiales ne puissent intervenir dans le mode de fonctionnement de l’OPEP. Cette dernière est réellement toute puissante et nous force ni plus ni moins à consommer leur pétrole au prix qu’ils ont définit. Il se sont rendu compte que même si le baril dépassait les 140 dollars il était tout de même vendu et consommé. Difficile de retirer de la bouche d’un animal la pitance qu’il ingurgite. Il en va de même avec l’OPEP : ils feront tout pour continuer à gagner des milliards sur le dos de l’humanité entière.




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