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France : Crédit : des prêts de plus en plus difficiles ?

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En cette période de crise économique, les banques sont devenues plus frileuses : elles rechignent un peu plus à accorder un crédit et ont durci les conditions d’emprunt banque. En attendant, les candidats au crédit s’amassent. Et à l’inverse de l’opinion, les statistiques démontrent que les prêts sont de nouveau repartis à la hausse. Qui croire ?

Les demandeurs de crédit mis sur le banc de touche

Conditions d’emprunt banque durcies, manque de critères pour valider un dossier, rétraction des banques, entreprises qui cherchent en vain des liquidités… La période où les ménages et les entreprises avaient accès à un crédit dans des conditions exceptionnelles semble révolue. Les ménages, même modestes, pouvaient continuer à vivre confortablement, notamment grâce au rachat de crédits qui diminue leurs mensualités. Mais selon la Banque de France, au troisième trimestre, 78 % des banques reconnaissent avoir durci les conditions d'attribution de crédit aux entreprises, et 30 % celles du crédit à l'habitat. Mais ce sont les entreprises qui semblent le plus pâtir du durcissement des conditions d’attribution. Selon un sondage effectué en octobre par la CGPME, 54 % d'entre elles ont constaté un renchérissement du coût de leur prêt et 37 % un durcissement des conditions d'accès au crédit ».

Les banques plaident accorder un crédit plus facilement


Pourtant, les chiffres des sondages semblent dédramatiser la situation en allant directement à contresens de l’opinion des candidats qui veulent faire un emprunt banque. Selon la Banque de France, fin octobre, les encours de crédits aux entreprises ont progressé de près de 13 % en un an. « En ce qui nous concerne, nous avons progressé de 19 %, témoigne Christian Duvillet, directeur général de LCL. Ce qui est bien davantage que les 3 à 4 % attendus par le gouvernement pour 2009 ». Les banquiers, premiers visés dans la pénurie de crédit et mis en garde par Nicolas Sarkozy pour leur manque de « coopérativité », se défendent : « Nous continuons à faire notre travail de la même manière », précise Olivier Robert, responsable du financement des entreprises au sein des Banques populaires. « Nos critères d'attribution des crédits n'ont pas changé », poursuit-il. Qui a raison ? Qui a tort ? René Ricol, le médiateur du crédit chargé par Nicolas Sarkozy de réduire les tensions entre les entreprises et leurs banquiers, tranche. « Les banques avaient effectivement commencé à restreindre le crédit, mais elles sont revenues sur leurs positions », se félicite-t-il.

Auteur : anna55
Catégorie : Economie
Publié le 30 décembre 2008 à 16:06:57
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